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Franchise assurance habitation : comment ça marche en 2025

👤 Valérie Petit ⏱️ 18 min de lecture

Vous vous rendez compte qu’en 2025, alors que les contrats d’assurance habitation deviennent de plus en plus personnalisés et que les primes continuent d’augmenter face aux aléas climatiques, un élément reste encore flou pour : la franchise. Ce montant, souvent mentionné en petits caractères, peut pourtant avoir un impact majeur sur votre indemnisation en cas de sinistre.

Prenons un exemple concret : une fuite d’eau endommage votre parquet. Avant que votre assureur ne prenne le relais, une partie des frais restera à votre charge. Cette part, c’est la franchise. Et mieux vaut en connaître les contours avant d’avoir à la payer.

Comprendre comment fonctionne la franchise en assurance habitation, c’est se donner les moyens de faire des choix éclairés, d’éviter les mauvaises surprises et, parfois, de réaliser de vraies économies sur sa prime annuelle. Car en ajustant le montant de votre franchise, vous pouvez moduler le coût de votre contrat, à condition de bien mesurer les risques.

Dans les lignes qui suivent, je vais vous expliquer le principe de la franchise, les différents types existants en France, et comment choisir celle qui correspond le mieux à votre profil et à votre budget.

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Qu’est-ce qu’une franchise en assurance habitation ?

La franchise en assurance habitation, c’est la part des frais que vous devez prendre en charge vous-même lorsqu’un sinistre survient chez vous. Elle est automatiquement déduite de l’indemnisation versée par votre assureur. Autrement dit, vous ne la payez pas « en plus » : c’est la portion que vous ne récupérez pas, car elle reste à votre charge.

Prenons un exemple concret : si vous subissez un dégât des eaux estimé à 5 000 € et que votre contrat prévoit une franchise de 1 000 €, vous recevrez 4 000 € de votre assurance. Les 1 000 € restants seront à votre charge. Ce principe s’applique quel que soit le type de sinistre, incendie, vol, vandalisme, etc., et pour chaque événement, sans exception.

Même si cette participation peut sembler contraignante, elle permet aux assureurs d’éviter une avalanche de petites réclamations, ce qui contribue à maintenir des primes d’assurance raisonnables pour l’ensemble des assurés. En France, ce système est encadré et transparent, favorisant un bon équilibre entre coût des cotisations et responsabilisation des assurés.

Voici quelques exemples concrets pour illustrer ce fonctionnement :

Type de sinistreMontant des dommagesFranchiseMontant remboursé par l’assureur
Incendie10 000 €1 000 €9 000 €
Dégât des eaux15 000 €500 €14 500 €
Vol3 000 €1 000 €2 000 €
Vandalisme2 500 €1 000 €1 500 €

Je me souviens de ma cliente Marie-Françoise, propriétaire à Lyon. Un jour, elle découvre une fuite majeure dans sa cuisine, avec 15 000 € de dégâts. Sa franchise s’élevait à 500 €, elle a été indemnisée à hauteur de 14 500 €. Si elle avait choisi une franchise plus élevée, disons 2 000 €, pour payer une cotisation mensuelle plus basse, elle n’aurait touché que 13 000 €.

Un point important à retenir : si le montant des dommages est inférieur à celui de votre franchise, aucun remboursement ne sera versé. D’où l’importance de conserver les factures et de documenter les dégâts (photos, devis) avant toute réparation.

Maintenant que le principe de la franchise est clair, intéressons-nous aux différents types de franchises que l’on peut retrouver dans un contrat d’assurance habitation.

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Les différents types de franchises en assurance habitation

Il existe plusieurs types de franchises en assurance habitation, et chacune fonctionne selon une logique bien précise. Mieux les connaître, c’est mieux anticiper ce que vous aurez à payer en cas de sinistre.

La franchise fixe, aussi appelée franchise absolue, est la plus courante. Elle correspond à un montant défini à l’avance, qui sera systématiquement déduit de votre indemnisation. Par exemple, si votre contrat prévoit une franchise de 300 €, ce montant restera le même, que les dégâts s’élèvent à 1 000 € ou à 20 000 €. Ce type de franchise a l’avantage d’être prévisible : vous savez exactement ce que vous devrez assumer. En contrepartie, elle peut sembler peu avantageuse pour les sinistres importants, où la somme reste identique à celle d’un petit dégât.

La franchise proportionnelle, elle, est calculée en pourcentage du montant des dommages. Si votre contrat prévoit une franchise de 5 %, et que vous subissez un sinistre de 10 000 €, vous devrez régler 500 € de votre poche. Ce système est souvent encadré par un minimum et un maximum, pour éviter les mauvaises surprises. Il est particulièrement intéressant pour les petits sinistres, car votre reste à charge est réduit. Mais attention : en cas de gros dégâts, la facture peut grimper vite.

Comparatif entre franchise fixe et proportionnelle

Montant des dommagesFranchise fixe (300 €)Franchise proportionnelle (5 %)Franchise finale (avec plafond à 2 000 €)
1 000 €300 €50 €300 € (car > 50 €)
5 000 €300 €250 €300 € (car > 250 €)
20 000 €300 €1 000 €1 000 €
60 000 €300 €3 000 €2 000 € (plafond atteint)

Remarque : la franchise proportionnelle est souvent encadrée par un minimum (exemple 300 €) et un maximum (exemple 2 000 €), ce qui permet de limiter les excès en cas de sinistre majeur.

La franchise relative, bien plus rare, fonctionne sur un principe tout ou rien. Si le montant des dommages est inférieur à la franchise, vous ne touchez rien. S’il est supérieur, vous êtes indemnisé dans sa totalité. Ce type de franchise est peu utilisé car il peut être difficile à anticiper.

Enfin, certaines assurances appliquent des franchises spécifiques selon la nature du sinistre. Par exemple, une franchise plus élevée peut être prévue pour les dégâts liés aux inondations, aux catastrophes naturelles ou aux refoulements d’égouts. Ces montants varient selon les zones géographiques et les risques identifiés. Il est donc essentiel de lire attentivement les conditions de votre contrat, notamment les clauses concernant les équipements particuliers comme les piscines ou les dépendances.

Exemples de franchises spécifiques selon le type de sinistre

Type de sinistreFranchise typique en 2025Conditions particulières
Inondation1 500 € à 5 000 €Selon la zone de risque (PPRI)
Séisme10 % des dommages (min. 2 000 €)Franchise légale CatNat
Refoulement d’égouts1 000 € à 2 500 €Souvent en option dans les contrats
Gel / dégel1 000 €Nécessite une maintenance régulière
Vol d’identité / cyber250 € à 500 €Couverture proposée dans les extensions
Dégâts sur piscine/spa1 000 € à 3 000 €Franchise majorée, souvent mentionnée en annexe

Ces tableaux permettent de visualiser les différences de fonctionnement et d’impact selon le type de franchise choisi.
Quel est l’impact de ces franchises sur le montant de votre prime d’assurance ?

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Impact des franchises sur vos primes d’assurance

C’est une règle simple mais souvent mal comprise : plus vous acceptez une franchise élevée, plus votre prime d’assurance habitation diminue. A l’inverse, une franchise basse entraîne une prime plus élevée. En acceptant de prendre en charge une part plus importante du risque, vous soulagez l’assureur… et votre portefeuille, du moins à court terme.

Mais attention : cette stratégie, séduisante sur le papier, peut se révéler risquée si elle n’est pas adaptée à votre situation financière. Il est essentiel de faire le bon calcul, en tenant compte de votre capacité réelle à assumer une franchise importante en cas de sinistre.

Exemple d’impact sur la prime annuelle selon le niveau de franchise

Franchise choisiePrime annuelle estiméeEconomie par rapport à une franchise de 500 €
500 €1 200 €—
1 000 €1 050 €150 €
1 500 €950 €250 €
2 000 €900 €300 €

Ces chiffres sont indicatifs et peuvent varier selon votre assureur, votre localisation et les garanties souscrites.

Sur le long terme, cette logique peut s’avérer payante. Si vous n’avez aucun sinistre pendant plusieurs années, les économies réalisées peuvent compenser, voire dépasser, le montant de la franchise.

C’est ce qu’a expérimenté Claire, propriétaire à Lyon : “J’ai opté pour une franchise de 2 000 € au lieu de 500 €. Résultat : 280 € d’économies par an. En six ans sans sinistre, j’ai mis de côté plus de 1 600 €, soit presque l’équivalent de ma franchise. Et j’ai gardé cette somme en réserve, au cas où.”

Mais tout le monde n’a pas cette discipline d’épargne. Et c’est là que le bât blesse.

Avantages et limites d’une franchise élevée

Opter pour une franchise importante peut être une bonne stratégie si vous disposez d’une épargne de précaution suffisante. Cela permet de réduire vos cotisations, d’éviter les démarches pour les petits sinistres, et de prendre en charge l’entretien de votre logement?.

Mais cette solution n’est pas sans risque. En cas de sinistre, vous devrez avancer une somme parfois conséquente. Et si vous n’avez pas les fonds disponibles, cela peut vite devenir un casse-tête financier.

Quel profil pour quelle franchise ?

Niveau de franchiseProfil recommandéÉpargne de sécurité conseilléeRisque principal
Basse (250–500 €)Locataires, petits budgets500–1 000 €Primes élevées
Moyenne (1 000–1 500 €)Propriétaires stables2 000–3 000 €Bon compromis
Élevée (2 000 € et +)Revenus confortables, épargne solide5 000 € et plusChoc financier en cas de sinistre

Ma cliente Nadia, propriétaire en Haute-Garonne, m’a déclaré : “Avec mon ancien assureur, j’avais choisi une franchise de 2 500 € pour faire baisser ma prime. Mais huit mois plus tard, une infiltration a endommagé tout mon salon. Je n’avais que 1 000 € d’épargne, j’ai dû emprunter le reste. Entre les intérêts et les frais, j’ai finalement perdu plus que ce que j’avais économisé.”

Ce genre de situation n’est pas rare : selon les données de plusieurs courtiers, près d’un quart des assurés ayant opté pour une franchise élevée se retrouvent en difficulté au moment de l’indemnisation.

Voyons maintenant comment choisir la franchise qui correspond vraiment à votre profil et à vos priorités.

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Comment choisir votre franchise idéale

Le bon choix de franchise repose avant tout sur votre situation financière et votre profil de risque. Il ne s’agit pas seulement de faire baisser votre prime, mais de trouver un équilibre entre économies et sécurité.

Quelle franchise pouvez-vous réellement assumer ?

Avant de signer, posez-vous une question simple : combien pouvez-vous sortir de votre poche en cas de coup dur, sans mettre en péril votre budget ? Votre épargne disponible est votre meilleure boussole.

Une règle simple : ne choisissez jamais une franchise supérieure à ce que vous pouvez mobiliser immédiatement. Et pour éviter les mauvaises surprises, certains courtiers recommandent de ne pas dépasser 10 % de votre revenu net annuel.

Franchise recommandée selon votre épargne et vos revenus

Epargne disponibleRevenu net annuelFranchise maximale conseillée
1 000 €20 000 €300–500 €
3 000 €35 000 €1 000–1 500 €
6 000 € et +50 000 € et +2 000–2 500 €

Ces montants sont indicatifs et doivent être adaptés à votre situation personnelle.

Je site souvent à mes collègues l’exemple de Julien, jeune propriétaire à Clermont-Ferrand, qui me déclarait : “J’avais mis de côté 2 500 € pour les imprévus. J’ai donc choisi une franchise de 1 000 €, ce qui m’a permis de réduire ma prime sans me mettre en danger. Quand une tempête a endommagé ma toiture, j’ai pu payer ma part sans stress.”

Tenez compte de votre historique et de votre logement

Votre passé d’assuré est un bon indicateur. Si vous n’avez jamais eu de sinistre, une franchise plus élevée peut être judicieuse. Mais si vous avez déjà fait plusieurs déclarations, mieux vaut rester prudent.

Autre point clé : les caractéristiques de votre logement. Une maison ancienne, une toiture fragile, une zone inondable… autant de facteurs qui augmentent le risque de sinistre.

Ma nièce, Elodie, propriétaire d’une maison de campagne dans le Lot, en a fait l’expérience : “Après deux dégâts des eaux en deux ans, j’ai compris que ma franchise de 2 000 € n’était pas adaptée. Je suis repassée à 800 €, et même si ma prime a un peu augmenté, je suis plus sereine.”

Tableau de synthèse : profil et franchise idéale

Profil de l’assuréType de logementFranchise recommandée
Locataire avec petit budgetAppartement récent250–500 €
Propriétaire primo-accédantMaison standard1 000–1 500 €
Propriétaire expérimenté avec épargne solideMaison ancienne ou à risques2 000 € et +

Comparez, négociez, ajustez

Ne vous arrêtez jamais à la première offre. Utilisez plusieurs comparateurs en ligne pour évaluer les franchises proposées par différents assureurs. Certains peuvent afficher une franchise générale raisonnable, mais appliquer des montants bien plus élevés pour certains sinistres spécifiques (inondation, vol, etc.).

Et surtout, n’hésitez pas à négocier. Si vous êtes un client fidèle sans sinistre depuis plusieurs années, vous avez un vrai levier pour obtenir de meilleures conditions.

Suite à mes conseils, un de mes jeunes clients, Marco, locataire à Nantes, a utilisé un comparateur et découvert que pour le même prix, un autre assureur lui proposait une franchise moitié moins élevée. Il a changé sans hésiter.

Voyons maintenant comment les franchises s’appliquent dans des cas particuliers comme les catastrophes naturelles, les résidences secondaires ou les biens en location meublée.

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Franchises et cas particuliers

En cas de catastrophe naturelle : une franchise encadrée par l’Etat

Lorsqu’un sinistre est lié à une catastrophe naturelle officiellement reconnue (comme une inondation majeure, un glissement de terrain ou une tempête exceptionnelle), les règles habituelles sur les franchises changent. Dans ce cas, ce n’est pas votre contrat d’assurance qui fixe la somme à votre charge, mais la loi.

En France, la franchise légale pour catastrophe naturelle est actuellement fixée à 380 € pour les particuliers, quel que soit le montant prévu dans votre contrat. Même si votre franchise habituelle est plus élevée, vous ne paierez que ce montant dès lors que l’arrêté interministériel reconnaît l’état de catastrophe naturelle dans votre commune.

Voici un aperçu des franchises applicables selon le type de catastrophe naturelle :

Type de catastropheFranchise légale (particuliers)Conditions particulières
Inondation380 €Si la commune est reconnue en état de catastrophe
Séisme380 €Idem, après arrêté officiel
Tempête (vents violents)380 €Doit figurer dans l’arrêté publié au JO
Mouvements de terrain380 €Reconnaissance par les autorités requise

Attention : cette franchise réduite ne s’applique que si la catastrophe est reconnue officiellement. Une inondation de cave isolée dans votre quartier, aussi impressionnante soit-elle, ne donnera droit à ce traitement que si l’arrêté est publié par les pouvoirs publics.

Conseil pratique : conservez bien toutes les preuves (photos, vidéos, expertises, factures) et surveillez les arrêtés dans les semaines qui suivent. La reconnaissance peut parfois prendre du temps.

Et si un tiers est responsable ? Ce qu’il faut savoir sur le remboursement de votre franchise

Autre situation fréquente : un sinistre causé par quelqu’un d’autre. Que se passe-t-il alors avec votre franchise ? En général, vous devez d’abord la payer, même si vous n’êtes pas responsable. Mais il existe une solution : la subrogation.

Concrètement, cela signifie que votre assureur peut tenter de récupérer la somme versée, y compris votre franchise, auprès de l’assurance du responsable.

Je me souviens du cas d’Emeline, locataire à Marseille. Une canalisation a explosé chez son voisin du dessus, inondant son salon. Résultat : 7 000 € de dégâts. Elle a dû avancer sa franchise de 800 €. Mais son assureur a engagé une procédure contre le voisin fautif. Quatre mois plus tard, bonne nouvelle : Emeline a été remboursée intégralement.

Cette récupération peut prendre plusieurs mois, voire plus d’un an selon les cas, surtout si la responsabilité est contestée. Mais lorsque le responsable est clairement identifié, près de 70 % des subrogations aboutissent positivement, selon les données des assureurs français.

Voici un récapitulatif clair :

SituationFranchise à payer ?Remboursement possible ?Délai estimé
Dégât causé par un tiers identifiéOui, dans un premier tempsOui, via subrogation si responsabilité prouvée3 à 12 mois
Dégât causé par vous-mêmeOuiNon–
Catastrophe naturelle reconnueOui, franchise légale de 380 €Non (montant fixé par l’État)Variable (selon arrêté)

Benoît, un client de Toulouse, a vu son garage inondé à cause de travaux de voirie mal gérés. Il a payé 1 200 € de franchise sur un sinistre à 9 000 €. Son assureur a ensuite prouvé la responsabilité de l’entreprise de travaux publics. Un an plus tard, Benoît a été intégralement remboursé.

Le mot-clé dans ces situations, c’est la documentation. Témoignages, photos, rapports d’expertise, constat amiable ou dépôt de plainte… Plus vous avez d’éléments à présenter, plus les chances de récupération sont élevées.

Comme vous le voyez, la franchise ne fonctionne pas de la même manière dans toutes les situations. Pour bien s’y retrouver, il faut comprendre les différents types de franchises que les assureurs peuvent appliquer. Avant de refermer ce sujet, prenons un instant pour récapituler les points clés à retenir.

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En résumé : une franchise bien choisie, c’est une tranquillité assurée

En 2025, alors que les primes d’assurance habitation continuent de grimper sous l’effet des catastrophes naturelles et de l’inflation du bâtiment, bien calibrer sa franchise devient plus que jamais un levier stratégique. Cr choix, souvent relégué au second plan, peut pourtant faire toute la différence entre un budget maîtrisé et une mauvaise surprise financière.

Que vous optiez pour une franchise fixe, proportionnelle ou spécifique, l’essentiel est de l’adapter à votre réalité : vos économies disponibles, votre profil de risque et l’évolution de votre logement. Une franchise trop basse alourdit inutilement votre prime ; une franchise trop élevée peut vous mettre en difficulté au moment où vous avez le plus besoin de votre assurance.

Prenez le temps de revoir votre contrat chaque année, notamment à l’occasion du renouvellement. Votre situation change, votre assurance doit suivre. Et si vous hésitez, n’hésitez pas à faire appel à un courtier ou à utiliser un comparateur pour affiner votre choix.

En matière d’assurance, mieux vaut prévenir que subir : une franchise bien pensée, c’est déjà un pas vers la sérénité.

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Par Marc Dufond, courtier agréé AMF depuis 2010, spécialisé en assurance habitation. Plus de 1200 dossiers clients traités et analysés depuis 2015.

FAQ : Les questions les plus fréquentes sur la franchise en assurance habitation

Quelle est la franchise moyenne en assurance habitation ?

En France, la franchise moyenne se situe généralement entre 300 € et 1 500 €, selon le type de contrat, la compagnie d’assurance et la nature du bien assuré. Les appartements en copropriété bénéficient souvent de franchises plus basses (autour de 300 à 600 €), tandis que les maisons individuelles ou les résidences secondaires peuvent afficher des franchises plus élevées, parfois jusqu’à 2 500 € ou plus en zone à risque. D’après les données de France Assureurs, la franchise la plus courante reste 1 000 €.

Peut-on modifier sa franchise en cours de contrat ?

Oui, mais cette modification prend généralement effet à la date anniversaire du contrat. Il est recommandé de contacter votre assureur ou votre courtier pour connaître les conditions précises. Certains assureurs acceptent des ajustements immédiats, parfois avec des frais administratifs modestes (environ 20 à 40 €). En règle générale, augmenter votre franchise permet de réduire votre prime, tandis qu’une franchise plus basse entraîne une cotisation plus élevée.

Dois-je payer une franchise même si je ne suis pas responsable du sinistre ?

Dans la plupart des cas, oui. Vous devez avancer la franchise, même si vous n’êtes pas responsable. Toutefois, si un tiers est clairement identifié comme responsable, votre assureur peut engager une procédure de recours pour récupérer les sommes versées, y compris votre franchise. Ce processus peut prendre plusieurs mois, et le remboursement n’est pas garanti. Certains contrats prévoient une exonération de franchise dans des cas spécifiques, à vérifier dans vos conditions générales.

La franchise s’applique-t-elle à tous les types de sinistres ?

Pas toujours. Certaines garanties, comme la responsabilité civile, sont exemptes de franchise. En revanche, les garanties liées aux dégâts des eaux, incendies, vols ou catastrophes naturelles peuvent avoir des franchises différentes, voire spécifiques. Par exemple, en cas de catastrophe naturelle reconnue par l’État, une franchise légale de 380 € s’applique automatiquement. Il est donc essentiel de lire attentivement les clauses de votre contrat.

Comment négocier sa franchise avec son assureur ?

La meilleure période pour négocier est lors du renouvellement annuel ou après un changement significatif (installation d’un système d’alarme, rénovation, etc.). Mettez en avant votre ancienneté, votre absence de sinistres et votre profil de risque maîtrisé. Vous pouvez demander à réduire votre franchise en acceptant une légère hausse de prime, ou à l’augmenter pour alléger vos cotisations. Pensez à comparer plusieurs devis pour renforcer votre position de négociation.

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À propos de l'auteur

Valérie Petit

Spécialiste PNO depuis 13 ans, experte propriétaires non-occupants, conseillère investissement locatif immobilier.

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